Il subsiste un certain flou à propos de l'utilisation des fonds pour le secteur des énergies renouvelables décidés il y a quelques années par le gouvernement fédéral avec les moyens financiers apportés par Electrabel et Luminus.

Des éclaircissements apportés mardi par le secrétaire d'Etat à l'Energie Melchior Wathelet n'ont pas convaincu les écologistes. Le gouvernement avait décidé fin 2009 d'une double contribution de 250 millions d'euros, la première résultant d'une taxe nucléaire annuelle via un mécanisme qui a été poursuivi les années suivantes, la deuxième destinée à alimenter un fonds de production d'énergie renouvelable.

La loi de 2009 prévoyait une série d'obligations qui n'ont pas toutes pu être remplies en temps voulu en raison notamment de la longue période d'affaires courantes.

Interrogé une nouvelle fois mardi en Commission de la Chambre par les députés Kristof Calvo (Groen) et Muriel Gerkens (Ecolo), le secrétaire d'Etat à l'Energie Melchior Wathelet a annoncé qu'après avoir nommé un commissaire du gouvernement pour les deux fonds, le Conseil des ministres devrait approuver vendredi la nomination d'administrateurs indépendants.

Le secrétaire d'Etat a indiqué que 200 millions d'euros avaient été investis notamment dans la "conversion d'une centrale au charbon en une centrale biomasse, et dans la construction de nouveaux parcs éoliens".

Ne parvenant pas à convaincre les députés écologistes qui ont dénoncé un manque total de "précisions", cela, malgré la nomination de commissaires du gouvernement, M. Wathelet a fait observer qu'il ne s'agissait pas de l'argent de l'Etat mais de celui des investisseurs privés libres de communiquer ou non ce type d'"informations commerciales".

Les députés ont également dénoncé l'absence de protocole d'accord avec les Régions en exécution de la loi programme de 2009. "Il n'y a pas eu, à proprement parler, de concertation spécifique avec les Régions", a admis M. Wathelet. "Mais il est évident qu'à l'exception des investissements en offshore, les Régions sont directement concernées puisqu'elles délivrent les autorisations liées à ces investissements", a-t-il précisé.