Les choses n’ont donc pas traîné. Jacqueline Galant, qui vient à peine de quitter son poste de ministre fédérale (elle a démissionné vendredi dernier), retrouve son mandat de députée wallonne. Pour rappel, elle a été élue en mai 2014 au scrutin régional wallon. Et elle n’arrive pas “pleine d’humilité” nous précise-t-on dans les milieux proches du Parlement wallon. Elle réclame notamment une présidence de commission. Le départ du député wallon MR, François Bellot, pour la remplacer au gouvernement fédéral libère en effet la présidence de la commission agriculture et tourisme. Lui sera-t-elle attribuée où assistera-t-on à une réorganisation complète des attributions au sein du groupe MR wallon ?

Si son arrivée tonitruante fait grincer les dents en interne, un libéral se demande “Comment pourra-t-elle être crédible après toutes les erreurs qu’elle a commises au fédéral. Comment pourra-t-elle critiquer un budget ? Comment pourra-t-elle critiquer la vision du gouvernement wallon alors qu’elle n’en a pas elle-même ?”.

Jacqueline Galant réclamerait, en fait, ce qu’elle considère comme étant son dû. Il nous revient que durant la nuit de jeudi à vendredi dernier où la décision de sa démission a été prise, on lui aurait promis certaines choses dont la présidence d’une commission en Wallonie. Ses réclamations seraient donc légitimes.

Rappelons quand même que lorsqu’elle siégeait au Parlement wallon en 2014 (les deux petits mois qui ont précédé la mise sur pied du gouvernement fédéral) elle avait déclaré que le Parlement wallon était “Un grand conseil communal”. Des propos qui avaient été particulièrement appréciés à l’époque. Certains au MR wallon commencent déjà à regretter le remuant suppléant de Jacqueline Galant, l’échevin des finances montois, Georges-Louis Bouchez, victime innocente de ce jeu de chaise musicale qui a donc quitté le Parlement wallon suite au retour à Namur de la Jurbisienne.