Alors que Paul Magnette s'est exprimé hier face à la presse au sujet des avancées de sa mission d'information, il a fait savoir que "neuf partis sur dix n'ont pas exclu de participer à un gouvernement". Si beaucoup se demandent quelle est la formation qui a tenu à battre en retraite, Olivier Maingain a fait savoir ce matin sur les ondes de Bel RTL que DéFi restait bel et bien à la table des négociations. "Nous sommes disposés à prendre nos responsabilités", a ainsi lancé l'actuel président du parti, confirmant avoir reçu une nouvelle invitation du socialiste pour la fin de la semaine.  

Mais Olivier Maingain maintient que, si sa formation participe à un gouvernement fédéral, ce sera sans les nationalistes flamands. "La N-VA ne peut pas vivre sans amener à une forme d'affaiblissement de l'Etat fédéral", s'est justifié celui qui tirera bientôt sa révérence, après un quart de siècle aux commandes des amarantes. Selon ce dernier, le gouvernement Michel auquel la formation de Bart De Wever a participé a surtout profité à la Flandre et a oeuvré à ses intérêts. Ce qu'il n'entend pas reproduire dans une coalition où figurerait DéFi.  

Un gouvernement fédéral sans la N-VA est-il donc envisageable? Pour lui, la mission de Paul Magnette peut en effet "mener à une formule plus étonnante que l'on ne le pense".  

Quant aux nouvelles fonctions européennes de Charles Michel, Olivier Maingain estime qu'elles impliquent que l'ancien Premier ministre prenne ses distances par rapport à la politique belge. "Cela lui impose d'être au-dessus de la mêlée vis-à-vis de toute majorité gouvernementale dans n'importe quel pays que ce soit", a ainsi déclaré le président de DéFi sur Bel RTL. Mais pour lui, il n'y a jusqu'à présent aucun doute, "le poids et l'ombre de Charles Michel pèse beaucoup encore".