L’affaire Nethys poursuit son petit bonhomme de chemin. Beaucoup de choses ont été dites et écrites depuis la fin de l’année 2016, lorsque ce scandale politico-financier très liégeois et un peu wallon déboula dans l’actualité.

C’est désormais au tour de Jean-Claude Marcourt (PS) d’être dans le collimateur des enquêteurs. Au mois de février, l’ancien ministre wallon de l’Économie (2004-2017) devenu depuis septembre 2019 président du Parlement wallon a fait l’objet de plusieurs perquisitions. La première s’est tenue à Namur, le siège du Parlement wallon, et la seconde à Liège, au domicile de celui qui préside aussi la coupole socialiste liégeoise - regroupant les trois fédérations socialistes de la province. Jean-Claude Marcourt était pointé du doigt par certains acteurs du dossier comme étant l’une des "mains invisibles" politiques qui ont validé les indemnités de rétention octroyées à Stéphane Moreau (ex-CEO de Nethys) et consorts. Des indemnités qui représentent 18 millions d’euros. Jean-Claude Marcourt a toujours affirmé ne pas avoir été courant de ces rémunérations indues.

Mardi, les enquêteurs lui ont demandé de se rendre au palais de justice de Liège afin de procéder à la levée des scellées posées sur l’ensemble des documents saisis lors des perquisitions du mois de février. Il s’agit de fichiers se trouvant sur les ordinateurs et sur le téléphone de M. Marcourt. Un inventaire des différentes pièces a été ensuite réalisé.

En tant que député, Marcourt bénéficie de l’immunité parlementaire. Une situation qui implique la présence du président du Parlement wallon lors de ces différentes opérations. Le hic, c’est que c’est Jean-Claude Marcourt qui préside le Parlement wallon. C’est donc sa vice-Présidente, Jacqueline Galant, qui a été dépêchée par l’institution pour s’assurer que les droits de son collègue sont bien respectés.

L’analyse des documents va pouvoir commencer. S’il devait apparaître que certains documents confirment ou laissent planer un doute sur une éventuelle implication du Liégeois dans l’affaire Nethys, nul doute que cette analyse conduira à une audition de l’intéressé. Toute cette procédure devra permettre de déterminer si Jean-Claude Marcourt a bel et bien quelque chose à se reprocher dans cette affaire.

Revoilà les comités de secteur

Une affaire dont on reparlera encore cette semaine puisque les six anciens membres des comités de secteur de Publifin qui avaient refusé de rembourser leurs émoluments et qui avaient été acquittés en première instance se retrouveront jeudi devant la cour d’appel.