Il est évidemment revenu sur la journée marquante de lundi au MR. Pour rappel, un bureau de parti s'est déroulé lundi matin, suivi d'une réunion entre parlementaires libéraux lundi soir afin de faire le point sur la présidence de Georges-Louis Bouchez. Il a finalement été décidé que le Montois restait à la tête du MR, mais qu'il serait encadré par 11 ténors, dont Jean-Luc Crucke.

Ce dernier n'avait pas été tendre à l'égard de Georges-Louis Bouchez, après le faux-pas du casting de la semaine dernière. Mais il semblait calmé ce mardi, soulagé par ce qui a été décidé la veille, même s'il reconnaît qu'il n'y plus d'erreur du genre à commettre à l'avenir: "On a mis fin à l'hyperprésidence pour donner sa dernière chance à Georges-Louis Bouchez dans sa fonction. Et il la saisira cette chance. Ce lundi, on ne s'attaquait pas à une personne. Bouchez doit lui-même accompagner la rénovation du MR dans le processus de gouvernance du parti. Réfléchir à comment on peut travailler ensemble demain. C'est le collectif qu'on doit mettre en évidence. On a besoin de tout le monde pour gagner."

Ambitionnait-il de prendre la place de président ? "Non", répond Jean-Luc Crucke. "Je n'ai pas voulu prendre la place de Georges-Louis Bouchez. Je ne suis pas un putschiste. Je suis wallon, régionaliste, libéral et laïque. Je n'ai qu'une envie maintenant : préparer mon conclave budgétaire. J'ai été de ceux qui ont dit au président qu'il fallait changer quelque chose, et cela a été fait. Concernant Bouchez, comme tout homme, il a des qualités et des défauts. Il est le meilleur d'entre nous. Et il fallait garder le meilleur de lui. Personne, seul, n'est plus fort qu'un collectif, qu'un groupe."

Jean-Luc Crucke a également rappelé que la crise couvait depuis longtemps: "On voit bien que la crise qu'on vient de vivre n'est pas due au 4 - 5 jours de communication ratée de Georges-Louis Bouchez. Il y a des fissures depuis longtemps. Et c'est à tout cela qu'il faut travailler. Il fallait donc ces rendez-vous d'hier. La fièvre va enfin retomber. Ce qu'on a changé hier, c'est immense."

Quand on lui demande si l'ombre du clan Michel ne plane pas sur GLB, Crucke reste assez évasif: "Je ne vis pas dans le passé. Et Charles Michel a beaucoup à s'occuper du côté de l'Europe."

Le ministre wallon reconnaîtra enfin que le casting au fédéral pour le MR est un échec: "Georges-Louis Bouchez lui-même le dit", conclut Crucke.