Si on sait déjà qu'aucun durcissement ou assouplissement n'est prévu lors du Comité de concertation, le co-président d'Ecolo plaide pour que l'on donne des perspectives aux citoyens. "Pas en donnant des dates", précise-t-il, "mais en disant dans quelle temporalité certains secteurs vont pouvoir rouvrir ou les chiffres attendus" avant un assouplissement. "Ce qui ne va pas, c'est qu'on donne l'impression que rien n'est fait, alors que c'est faux", explique-t-il, avant d'adresser un message à ses partenaires de majorité. "Je demande, et ça vaut aussi pour Frank Vandenbroucke, que tout le monde garde ses déclarations pour les moments de réunion. Annoncer que rien ne sera fait ou annoncer qu'on voudrait rouvrir tel ou tel secteur à telle ou telle date, ça ne va pas."

L'écologiste a par ailleurs demandé à ce que les aides soient automatisées, afin de ne laisser aucun secteur sur le carreau. "Il y a parfois des difficultés à obtenir les aides", regrette Jean-Marc Nollet. Selon lui, une automatisation est réalisable si on met en commun plusieurs bases de données.

L'homme politique appelle aussi à sortir des budgets actuels, notamment du plan de redéploiement et de résilience européen, afin de pousser les différents secteurs à se relever. "Il faut oser!", plaide-t-il. "Les taux d'intérêt sont actuellement très faibles, voire négatifs, pourquoi se priver de ces moyens-là alors que c'est maintenant qu'il faut investir pour aller chercher les emplois de demain."