Le co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet a montré jeudi sur La Première (RTBF) un certain empressement à vérifier si le MR est prêt à construire des accords de gouvernement en Wallonie et en Fédération sur base des notes dites "coquelicot" élaborées par le PS et par son parti. 

Les notes coquelicot ne sont "pas à prendre ou à laisser, mais venez avec vos propositions d'élargissement et d'approfondissement et nous vérifierons s'il y a un chemin", a indiqué M. Nollet à l'adresse des réformateurs.

Il souligne plusieurs accents de cette note concernant la lutte contre les inégalités sociales et le dérèglement climatique, le redéploiement économique dans le sens d'une économie plus circulaire ainsi que la bonne gouvernance.

M. Nollet dit avoir entendu dans les prises de position récentes de M. Borsus et du vice-président MR du gouvernement wallon Jean-Luc Crucke "des éléments de réponse" allant dans le sens de la note coquelicot, comme l'objectif de 55% de réduction des émissions de CO2 d'ici 2030 ou l'économie circulaire.

"Ne perdons pas de temps. Il y a peut-être une opportunité d'avoir une majorité solide, stable. Tout le monde a à y gagner, et l'on ne sera jamais trop nombreux pour lutter contre le dérèglement climatique", a ajouté M. Nollet.

Ecolo et le PS ont pris le temps ces dernières semaines d'explorer les pistes d'un gouvernement PS-Ecolo élargi au PTB ou au cdH, mais les refus de ces derniers de s'y associer ont contraint les Rouges et les Verts de se tourner vers les Bleus.

M. Nollet en veut beaucoup au cdH, qu'il accuse de "se regarder le nombril alors que la planète brûle". "Nous allons tout tenter pour que ce qui est dans les notes puisse se traduire dans un accord de gouvernement, tout faire plutôt que tout fuir comme le fait le cdH". Il avertit toutefois qu'accepter d'entamer des discussions ne signifie pas entrer dans un gouvernement. Concernant la Fédération Wallonie-Bruxelles, il rappelle aussi que DéFI a répondu favorablement à l'appel PS-Ecolo.

La virulence du MR à l'égard d'Ecolo durant la campagne électorale a laissé des traces chez les Verts, mais "on vit avec, on n'oublie pas", a commenté laconiquement M. Nollet.