Jean-Michel Javaux, testé positif au Covid-19 tout comme sa compagne, avait dû être hospitalisé au CHR de Huy. Une semaine après être sorti de l'hôpital, le bourgmestre d'Amay s'est confié à nos confrères de RTL.

L'écologiste a fait le point sur son état de santé: "Ça va un peu mieux qu'il y a deux jours mais ce n'est pas encore fini. On sent que la bête est encore à l'intérieur, elle est affaiblie et donc on surveille les différents paramètres."

L'ex-président d'Ecolo raconte également comment le virus s'est déclenché chez lui. Une maladie en plusieurs phases, comme il en témoigne. "Ça vient en une fois. Ce sont d'abord des grosses courbatures. On n'a pas faim, on dort très mal avec un rythme cardiaque qui va vite. On pense à une sorte de laryngite, de trachéite virale. On n'a pas envie d'encombrer les urgences car on se dit qu'il a des publics qui sont prioritaires et qui en ont plus besoin que nous. A un moment donné, on se dit que ça va mieux, qu'on s'en sort mais finalement ça revient. On continue le télétravail, on se fatigue. et une semaine après, on ne sait plus monter 3 marches. J'étais complètement essoufflé. Le médecin a suspecté une pneumonie et nous a envoyé aux urgences. Et après ça s'enchaîne, scanner, prise de sang, hospitalisation. On a à peine le temps de se dire au revoir."

Jean-Michel Javaux, qui confie à nos confrères s'être isolé "dans la salle de bain" de sa chambre d'hôpital quand des personnes entraient par crainte de contaminer quelqu'un, estime ne pas encore être totalement rétabli: "Aujourd'hui, je ne sais pas si je suis encore contagieux donc je ne veux prendre aucun risque (...) On dort toujours entre 12 et 14 heures par jour. On est très fatigués"

L'homme politique, qui a multiplié les remerciements sur les réseaux sociaux envers le personnel médicale qui l'a pris en charge, continue d'assumer sa fonction de bourgmestre en télétravaillant. Et il a bien conscience des défis qui l'attendent. "Un des gros combats est le matériel. C'est le cas des hôpitaux mais aussi des médecins, du personnel dans les homes, les aide-ménagères", assure-t-il. Avant de conclure: "Après la crise, il ne faudra surtout pas oublier ces métiers essentiels qui sont souvent un peu négligés".