Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet (MR) a vivement dénoncé mercredi la décision du nouveau gouvernement flamand de cesser à terme sa collaboration avec Unia, le centre interfédéral pour l'égalité des chances. "La régionalisation d'Unia ou des droits de l'Homme n'a aucun sens", a commenté M. Jeholet, interrogé sur ce thème mercredi en séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par les députés Philippe Courard (PS) et Hervé Cornillie (MR).

Le ministre-président francophone a déploré une décision unilatérale non-concertée, ni avec Unia, ni avec les autres entités du pays.

Plutôt que d'annoncer son retrait d'Unia, il aurait été plus judicieux que la Flandre demande l'évaluation, d'ici 2023, de l'accord de coopération conclu entre le fédéral et les entités fédérées fixant les missions du centre interfédéral, selon le ministre-président: "Ca, cela aurait été une décision plus sérieuse".

Il a encore assuré que la Fédération Wallonie-Bruxelles n'avait de son côté nullement l'intention de remettre en cause le travail fourni par Unia, et que son gouvernement ferait sous cette législature la chasse à toutes les discriminations.

"Ce sera tolérance zéro face au racisme, tolérance zéro face à l'antisémitisme et tolérance zéro face toutes formes de discriminations", a-t-il promis.

L'accord de majorité présenté lundi par les négociateurs N-VA, Open Vld et CD&V prévoit le retrait de la Flandre d'Unia, une organisation dont elle contribuait au financement à hauteur de 800.000 euros par an, soit 10% de son budget environ.

La nouvelle majorité flamande entend créer son propre centre pour l'égalité des chances.