Accusé d'immobilisme depuis juillet sur ce dossier par le front commun syndical, M. Jeholet (MR) a assuré lundi, en réponse à une question de Jean-Pierre Kerckhofs (PTB) en commission du Parlement, qu'un "travail sérieux et méthodique est en cours".

Après les demandes des syndicats, le ministre-président a consulté en septembre la confédération des employeurs du secteur à profil social. Il a aussi sollicité auprès de son administration un état des lieux budgétaire et barémique, a-t-il expliqué.

"L'impact concret de ces demandes n'est pas encore connu".

Devant les députés, M. Jeholet a d'ailleurs jugé nécessaire "d'éclaircir rapidement" le cadastre de de l'emploi nono-marchand en FWB, surtout dans le secteur socio-sanitaire sur lequel l'Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE) exerce la tutelle.

Alors que le Fédéral, la Région wallonne et la Flandre ont annoncé une série de mesures pour revaloriser leur secteur non-marchand -grandement sollicité durant la crise sanitaire- les syndicats du secteur pour la Fédération Wallonie-Bruxelles veulent voir l'entité aussi faire un effort pour revaloriser ces métiers, et résorber les sous-effectfis.

Lundi, le ministre-président a rappelé que, en dépit de la situation budgétaire compliquée, son gouvernement avait décidé, lors de son récent conclave budgétaire, de mobiliser 8 millions d'euros pour le non-marchand. Un montant jugé cependant insuffisant par les syndicats qui menacent de passer sous peu à l'action si leurs demandes ne sont pas entendues.