Alors que le gouvernement entame les travaux de contrôle budgétaire, le ministre des Finances Koen Geens a dit "comprendre la frustration de Didier Reynders" devant les mauvaises recettes fiscales. Et d'ajouter qu'il a donné à son administration les instructions pour que les mesures en matière de régularisation soient mises à exécution le plus rapidement possible. M. Geens était l'invité mardi matin de La Première. Il a notamment été interrogé sur la polémique qui oppose son parti, le CD&V, à son prédécesseur aux Finances, Didier Reynders (MR).

"Il n'y a pas de guerre entre le CD&V et M. Reynders", a-t-il dit. Le président du CD&V a qualifié Didier Reynders de frustré parce qu'il n'occupe plus le poste de finances. "Après avoir déjà perdu un ministre des Finances, M. Beke a voulu me protéger ce dont je le remercie", a commenté Koen Geens. Et d'ajouter qu'il comprenait par contre la frustration exprimée par M. Reynders devant le mauvais résultat des recettes fiscales. Il a d'ailleurs donné des instructions à son administration pour qu'elle mette en oeuvre le plus rapidement possible les mesures de régularisation fiscale. Il faut tout faire pour récolter ce qui avait été prévu à ce poste pour 2013, a-t-il ajouté.

A propos de M. Reynders lui-même, il a ajouté: "Je le respecte. C'est un homme intelligent et très doué. Il connaît beaucoup mieux les dossiers des finances que moi qui vient d'arriver. Nous allons très bien travailler ensemble".

Koen Geens "réfléchit" à un plan B pour les coopérants d'Arco

Le ministre des Finances Koen Geens "réfléchit" à une solution pour les 800.000 coopérants d'Arco, a-t-il dit mardi matin sur La Première. Les 800.000 coopérateurs d'Arco sont des victimes, parmi d'autres, de la débâcle de Dexia.

Arco, aujourd'hui en liquidation, était un des grands actionnaires de Dexia. En novembre 2011, l'Etat a accordé aux coopérants d'Arco la même garantie que celle qu'il avait précédemment accordée aux détenteurs de livrets d'épargne, à savoir une garantie à hauteur de 100.000 euros par personne physique.

Toutefois, la règle a été attaquée en justice par d'autres actionnaires qui contestent le privilège dont bénéficient les coopérants d'Arco. Ils ont introduit un recours au Conseil d'Etat qui devrait se prononcer dans les prochains jours.

Pour Koen Geens, les coopérants d'Arco sont des épargnants et ont toujours été considérés comme tels puisque leurs dividendes étaient traités comme les intérêts des livrets d'épargne.

Que se passera-t-il si le Conseil d'Etat casse la décision de leur accorder une garantie? Le gouvernement prépare-t-il un plan? A ces deux questions, le ministre a remarqué qu'il s'agit d'un question hypothétique tout en ajoutant: "On y réfléchit".