Le ministre-président flamand Kris Peeters a nié vendredi toute intention de la Flandre d'étouffer Bruxelles, comme l'a affirmé le chef du groupe cdH au parlement bruxellois Benoît Cerexhe, ex-ministre régional de l'Emploi et de l'Economie.

"La Flandre tente en effet de se développer sur le plan économique, et de créer de l'emploi, mais pas sur le dos des autres Régions: il suffit de voir les entreprises flamandes qui investissent en Brabant flamand, ou en Flandre Occidentale, à proximité de Mouscron", a-t-il commenté vendredi.

Le ministre-président flamand a invité pour sa part Bruxelles à se comporter de manière conséquente à propos des projets d'infrastructure de la Flandre.

Dans le quotidien Le Soir, Benoît Cerexhe a reproché vendredi à la Flandre de vouloir étoffer Bruxelles à travers plusieurs projets réalisés aux dépens de la Région-capitale tels que le Start, pour le développement économique de l'axe Anvers-Zaventem, le Diabolo (qui) relie Anvers à Zaventem sans passer par Bruxelles, la tramification du Brabant flamand ou encore l'élargissement du Ring".

Pour Kris Peeters, la Flandre investit également beaucoup à Bruxelles et crée de l'emploi. A ses yeux, Bruxelles doit aussi faire des choix, considérer l'aéroport de Zaventem comme une opportunité d'emploi et ne pas préférer, comme certains, que les mouvements d'avions-cargo aient lieu à Liège.

Du côté du sp.a, les propos de Benoît Cerexhe ont été qualifiés d'"inexacts et vides de sens" par le chef du groupe au parlement flamand Bart Van Malderen. Celui-ci a estimé, avec sa collègues bruxelloise Elke Roex, que "la Flandre n'a pas de leçons à recevoir de Cerexhe".

Selon eux, il avait été demandé il y a deux ans à Benoît Cerexhe, alors ministre, d'organiser une meilleure et plus grande mobilité de l'emploi entre la capitale et la Flandre, en accompagnant notamment davantage les chercheurs d'emploi bruxellois dans l'approche des offres d'emploi en Flandre. Cette demande n'a pas eu de vraie réponse, ont-ils conclu.