L'hebdomadaire entend de cette manière protester contre l'absence de réponse du candidat-bourgmestre d'Anvers à sa demande d'interview. Le journaliste qui avait sollicité l'interview s'était vu signifier par le porte-parole que l'entretien n'était pas possible en raison d'un manque de temps.

La N-VA ne comprend pas la réaction, d'autant plus que le journaliste n'a envoyé qu'un seul e-mail, sans insister davantage, a expliqué le porte-parole à Belga. "Nous avons toujours eu de bonnes relations avec Knack et nous espérons les conserver", a-t-il ajouté.

"Bart De Wever reçoit dans cette campagne des dizaines de demandes d'interview aussi bien de la part des médias nationaux que de la presse étrangère. Nous devons donc décevoir souvent. Ce n'est pas amusant, mais cela n'enlève rien au fait que Bart De Wever est l'un des politiciens de haut-niveau qui est le plus disponible pour les médias et les débats", a-t-il ajouté.

Des exemples de ces questions très concrètes, mais sans réponse:

Est-il envisageable que des grattes-ciel soient construits dans le centre de la ville d'Anvers?

Les arbres historiques de la place Roosevelt et de l'avenue d'Italie seront-ils abattus?

De quels Anversois Bart De Wever veut-il être le bourgmestre?

Pouvez-vous vous engager à être bourgmestre 6 ans, sans condition?

Pourquoi avoir un candidat condamné pour faillite frauduleuse sur votre liste?

Pourquoi stigmatisez-vous certains quartiers?

Un pamphlet anti-N-VA, dénonce De Wever

Les questions que l'hebdomadaire Knack voulait poser au président de la N-VA et candidat bourgmestre à Anvers, Bart De Wever, ressemblaient à un pamphlet anti-N-VA, témoignant de préjugés et d'une méconnaissance des dossiers, a jugé M. De Wever après la publication mercredi d'une "interview sans réponse" dans l'hebdomadaire.

"Ils n'ont pas insisté, il n'a jamais été dit qu'ils publieraient une interview vide, ils n'ont jamais transmis les questions", a-t-il expliqué.

Entre-temps, M. De Wever a pu lire ces questions et il en a, dit-il, beaucoup ri. Selon lui, le journaliste "extraordinairement mauvais" (sic) ne connaît ou ne veut rien connaître du dossier.

Depuis lors, le "Knack" a publié l'entretien... avec les réponses qu'a fournies M. De Wever.