Egbert Lachaert, candidat à la présidence de l'Open Vld, pense que le PS n'est pas seul responsable de l'échec de la mission confiée à Koen Geens en vue de la formation d'un gouvernement fédéral.

Si les déclarations très tranchées des socialistes francophones ont bien accéléré l'issue de la mission royale du vice-Premier, le CD&V est aussi fautif dans le sens où il a dès son entame limité le champ d'action de Koen Geens à l'exploration de la piste associant le PS et la N-VA, rejetant les autres options, a estimé M. Lachaert vendredi soir dans De Afspraak (VRT). Egbert Lachaert voit des possibilités dans une coalition Vivaldi, associant socialistes, libéraux, écologistes et le CD&V. Ce n'est pas contradictoire avec l'opposition qu'il avait exprimée à l'époque à la direction que prenait Paul Magnette quand celui-ci était informateur.

"Une note de centre est bien plus acceptable qu'une note Magnette", résume-t-il. Le PS devra quand même prouver qu'il veut avancer en direction de l'Open Vld et du CD&V, s'il veut une coalition, nuance-t-il.

Quant à la possibilité de nouvelles élections, elles n'apporteront rien, pense le député fédéral. "Elles n'ont de sens que s'il y a différentes pistes sur la table sur ce que l'on veut pour le pays."

Joachim Coens, qui a été informateur aux côtés de Goerges-Louis Bouchez avant l'entrée de Koen Geens dans la danse, ne parle quant à lui pas d'échec, vendredi. "Le CD&V a pris ses responsabilités et tout essayé", indique-t-il sur Twitter.

Ecolo, Groen et DéFI réagissent sur les réseaux

Koen Geens a jeté l'éponge après avoir constaté l'impossibilité de rassembler PS et N-VA autour de la formation d'un gouvernement fédéral qui aurait une majorité au Nord comme au Sud. Cependant, d'autres options existent encore et sont à examiner, ont rapidement réagi vendredi soir les co-présidents d'Ecolo Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane et la présidente de Groen Meyrem Almaci, ainsi que le président de DéFI François De Smet.

Ecolo, qui n'a jamais fait mystère de son rejet d'être allié à la N-VA, et DéFI, rappellent ainsi sans détours leur volonté que l'on envisage sérieusement une alliance comme la Vivaldi ou ce que François De Smet a appelé la "coalition 77" (ou "arc-en-ciel élargi" avec socialistes, libéraux, écologistes et Défi ou le cdH).

Tout en remerciant le vice-Premier CD&V pour son travail, Rajae Maouane rappelle sur Twitter, peu après la déclaration à la presse de celui-ci, que "des options existent" et que "nous devons les explorer, avec sérieux". "Notre porte reste ouverte pour ouvrir le #PlanBcommeBelgique", ajoute-t-elle, reprenant le nom que les Verts ont donné aux options de coalition qui n'intègreraient pas la N-VA, dont ils rappellent volontiers ses visées confédéralistes.


"La situation politique est délicate mais des options restent envisageables et à travailler", constate quant à lui sobrement Jean-Marc Nollet.


Meyrem Almaci, côté néerlandophone, parle également de "plusieurs solutions légitimes" qui restent possibles. Il est "temps d'arrêter la surenchère et de donner également aux autres une vraie chance", indique-t-elle sur Twitter.


Côté DéFI, François De Smet appelle à "rester sereins". Son message est le même: "il reste plusieurs possibilités de coalition non encore sérieusement explorées". Son parti "restera constructif pour l'avenir du pays", assure-t-il.