"La Sûreté de l'Etat ne suit pas les manifestations pour le climat et leurs organisateurs", a indiqué mercredi le ministre de la Justice Koen Geens interrogé en commission de la Chambre par le député Stefaan Van Hecke (Groen). "Si des tentatives d'infiltration dans l'organisation de ces manifestations devaient avoir lieu à un certain moment, émanant d'organisations d'extrême gauche ou d'extrême droite, menaces que la Sûreté serait habilitée à vérifier, elle ne manquerait pas de les examiner plus avant, mais pour l'instant, il n'en est pas question", a précisé le ministre.

L'ex-ministre flamande du Climat Joke Schauvliege s'est retrouvée dans l'oeil du cyclone après avoir fait état, avant de se raviser et de démissionner, d'un contact à la Sûreté de l'Etat assurant que les marches pour le climat étaient le fruit d'un complot.

"Monsieur Van Hecke, je peux effectivement vous confirmer qu'il n'y a eu aucune communication entre la ministre Schauvliege et la Sûreté de l'Etat. La ministre Schauvliege l'a entre-temps elle-même confirmé et a présenté des excuses. Vous savez qu'elle a entre-temps démissionné", a ajouté M. Geens.

Le ministre de la Justice a précisé qu'il n'était pas intervenu dans cette affaire et qu'il n'y avait pas eu de directive du conseil national de sécurité.