Quoi de plus normal que d’interroger le ministre des Finances sur des notions de fiscalité. Les programmes du MR et du PS en la matière ? "Je suis étonné que les deux partis veulent réduire les intérêts notionnels pour les grandes entreprises. Pourtant, celles du secteur pharmaceutique, de la chimie, des banques, voudraient vraiment une continuité des intérêts notionnels" , a répondu Koen Geens (CD&V), sur RTL-TVI. Mais donc, MR ou PS ? "Je suis pour une troisième voie. Les plans du MR sont impayables. Selon nous, ça coûte 10,5 milliards" et non 5 milliards d’euros comme défendu par les libéraux. "Dans les plans du PS, les compensations qu’ils cherchent dans les patrimoines et la lutte contre la fraude fiscale sont inatteignables… Ces deux sont plans sont irréalistes."

Il veut parler avec la N-VA

Koen Geens avait aussi réservé un cadeau… empoisonné au PS. "J’ai vu un Parti socialiste ouvert aux intérêts des employeurs et des indépendants. Il est évident que dans une campagne, on favorise son électorat…" C’est-à-dire que le PS ferait des promesses qu’il sait qu’il ne tiendra pas ? "C’est ce que je crois, oui… Je crois que la soupe ne sera pas mangée de la façon dont il la prépare." Enfin, le ministre CD&V ne tourne pas autour du pot. Il faudra négocier avec la N-VA. Selon lui, c’est une évidence. "Dans la mesure où elle fait du socio-économique sa priorité absolue - et sa seule priorité - évidemment qu’on peut parler avec la N-VA. Ce sera même nécessaire."