L'opposition cdH en Région wallonne dénonce jeudi "l'incohérence", selon elle, du régime mis sur pied par la Région wallonne pour aider les entrepreneurs et indépendants contraints de cesser leurs activités en raison du confinement contre le coronavirus.

Organisé sur la base des codes NACE (nomenclature des activités économiques), le système wallon écarte toute une série d'activités, a déploré François Desquesnes, chef de groupe cdH au Parlement wallon, sur les ondes de la Première (RTBF), citant notamment les chauffagistes, les kinés, etc.

Prenant en exemple les régimes de soutien mis en place en France, en Flandre ou encore en Allemagne, le centriste s'étonne que la Wallonie ne puisse faire la même chose.

"Il faut agir. Si on n'aide pas les petits entrepreneurs et indépendants qui sont aujourd'hui dans la mouise (...), ils vont crever", a-t-il lancé.

Le gouvernement wallon a décidé d'octroyer une indemnité forfaitaire de 5.000 euros aux entrepreneurs de certains secteurs ayant dû cesser leurs activités en raison des mesures prises pour lutter contre le coronavirus.

Invité de BEL-RTL, jeudi matin, le ministre wallon de l'Économie (MR) Willy Borsus a indiqué à cet égard que 40.000 dossiers de demandes de primes avaient déjà été introduits.

Il a aussi dit que l'exécutif wallon réfléchissait à un mécanisme pour réduire le coût des factures d'eau.

Dans l'opposition également, le PTB plaide, lui aussi, pour un élargissement des critères afin d'en faire bénéficier plus d'indépendants.

"Toutes les entreprises et indépendants qui peuvent démontrer des dommages importants liés à la crise du coronavirus doivent pouvoir prétendre à cette prime. Sinon, on sera confronté à un désert économique après la crise", selon le chef de groupe marxiste au Parlement wallon, Germain Mugemangango.