M. Cao Zhongming a été reçu au cabinet de Mme Wilmès, où le message exprimé la veille par la vice-Première ministre lui a été répété: la Belgique rejette fermement les sanctions annoncées par les autorités chinoises, avec une mention particulière en ce qui concerne les élus (dont M. Cogolati).

Ces sanctions ordonnées par Pékin étaient une réplique aux sanctions annoncées peu auparavant par l'UE contre des quatre personnes et des entités chinoises pour les violations de droits humains au Xinjiang, notamment à l'encontre de la minorité musulmane des Ouïghours.

Les sanctions européennes sont "le juste reflet des graves préoccupations" sur la situation au Xinjiang, assurait cette source sous couvert d'anonymat.

Les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni ont pris des sanctions similaires contre la Chine lundi.

De son côté, Pékin a annoncé mardi avoir convoqué l'ambassadrice de Grande-Bretagne ainsi que "dans la nuit" l'ambassadeur de l'UE en Chine, Nicolas Chapuis, afin de "condamner dans les termes les plus vifs" des sanctions européennes fondées selon elle "sur des mensonges et de fausses informations". La France avait elle aussi convoqué l'ambassadeur de Chine à Paris, qui s'est présenté mardi matin.