Zakia Khattabi n'a pas entravé une expulsion en 2013, selon un rapport de la police.

La députée et ex-co-présidente d'Ecolo, Zakia Khattabi, n'a pas fait obstruction à l'expulsion d'une personne en séjour irrégulier, ressort-il d'une réponse fournie par la ministre de l'Intérieur au Sénat le 7 février 2013. La semaine passée, la N-VA a lancé une campagne sur les réseaux sociaux contre la candidature de Mme Khattabi à la Cour constitutionnelle. Le procédé a été décrié, y compris ce vendredi par la présidente du Sénat, Sabine Laruelle (MR), qui a parlé d'une "campagne diffamatoire". Les nationalistes flamands se sont défendus en invoquant le débat politique et le droit d'exprimer son opinion dans ce cadre.

L'un des arguments de la N-VA est l'attitude de Mme Khattabi en 2013 lors d'une tentative d'explusion d'un étranger sous le coup d'un ordre de quitter le territoire. Les nationalistes affirment qu'elle a "entravé physiquement" l'expulsion, une version contredite la réponse fournie par Joëlle Milquet, ministre de l'Intérieur cdH à l'époque.

Alors sénatrice, Mme Khattabi avait pris place dans un avion en partance pour Tunis lorsqu'elle a été interpellée par des passagers choqués par la façon dont l'expulsion se déroulait. Selon le rapport fourni par l'Inspection générale de la police, elle a demandé des explications afin d'informer correctement ces passagers. Elle a précisé qu'à aucun moment, elle ne souhaitait "intervenir dans l'opération". Les policiers lui ont fait part de la situation en quelques mots. "Ensuite Mme Khattabi est retournée à sa place à l'avant de l'avion", précise l'extrait du rapport lu par Mme Milquet en séance plénière.

"Je ne pense donc pas que le problème réside dans une intervention de Mme Khattabi. Elle n'a pas fait obstruction, contrairement à ce que j'ai entendu dire", a souligné la ministre.

La ministre était interrogée par Mme Khattabi mais également par Karl Vanlouwe, l'actuel chef de groupe N-VA au Sénat.