L'article 195, qui organise la procédure de révision de la Constitution, y figurera. Cet article fait l'objet de longues controverses politiques. Pour réviser la Constitution, il impose le vote d'une liste d'articles révisables par la Chambre et le Sénat et l'adoption d'une telle liste par le gouvernement. Dès lors que ces listes sont votées ou adoptées, le parlement est dissout et les électeurs sont convoqués. En d'autres termes, une révision de la Constitution implique de passer au préalable devant l'électeur. De nombreuses voix, surtout au nord du pays, plaident pour une autre procédure, moins lourde.

La nouvelle majorité veut arriver à une nouvelle structure de l'Etat à partir de 2024 garantissant "une répartition plus homogène et plus efficace" des compétences. Les deux ministres seront chargés de prendre "les contacts nécessaires pour trouver ensemble un soutien parlementaire complémentaire afin d'atteindre les majorités nécessaires", la modification de la Constitution et des lois spéciales de réformes institutionnelles impliquant des majorités particulières.

Une répartition plus homogène sera particulièrement recherchée dans les soins de santé. "L'objectif est de fournir des soins au plus près du patient (entités fédérées) sans affecter le financement solidaire", dit le texte. L'Etat fédéral pourra exercer ses compétences de manière asymétrique en fonction de la Région, de la Communauté ou de la sous-région concernée.

L'accord n'évoque pas une fusion des zones de police bruxelloises, réclamée par les partis flamands, mais vise un renforcement des compétences de la Région bruxelloise et une coordination par le ministre-président des "problèmes de sécurité exceptionnels, aigus ou inattendus".

La nouvelle majorité souhaite sortir la réforme de l'Etat du cadre des discussions entre les seuls partis politiques. Les deux ministres devront mener un débat impliquant les citoyens, la société civile, et les milieux académiques.