Cet organisme qui a pris le relais de l'ex-Commission de la vie privée serait devenu "inopérant", dénoncent Alexandra Jaspar (Directrice du centre de connaissances de l'APD) et Charlotte Dereppe (Directrice du service de 1 ère ligne) dans un courrier confidentiel de dix pages adressé au président de la Chambre, aux chefs de groupes et aux députés de la commission Justice. Elle mettent en cause des agissements jugés "graves" de la part du président, David Stevens, qui est aussi l'un des cinq directeurs de l'APD.

"La gravité des événements, leur répétition et le profond désaccord entre dirigeants de l'APD quant à la manière de les aborder nous amène à nous tourner vers vous qui exercez la tutelle sur l'APD. Après avoir échoué à plusieurs reprises à régler cette situation en interne et face au constat que l'APD n'est plus en mesure de remplir sa mission de manière indépendante, nous estimons qu'il est de notre responsabilité de tenir le Parlement informé de la situation et de l'inviter à prendre les mesures adéquates", font part les directrices. Elles recommandent de "soumettre Monsieur Stevens à la procédure de levée de son mandat".

Mercredi prochain, la commission Justice de la Chambre procédera à une audition à huis clos des cinq directeurs de l'APD. Dans un courrier adressé déjà le 17 septembre aux mêmes parlementaires, dont Le Soir et le Knack ont pu prendre connaissance, David Stevens "nie formellement les accusations à son encontre".

Alexandra Jaspar et Charlotte Dereppe ont quant à elles regretté qu'un courrier confidentiel au Parlement ait fuité, sans commenter davantage à ce stade.