Dans son dernier numéro, le Vif/L'Express a enquêté sur "les deux sociétés" de David Clarinval, l'actuel ministre du Budget. Comprenez son entreprise politique et son autre société, Clarinval Constructions, spécialisée dans les charpentes métalliques. Au terme de l'enquête, il apparaît que cette dernière est plusieurs fois intervenue dans des chantiers liés à la commune de Bièvre, qui n'est autre que la commune où David Clarinval est actuellement bourgmestre (empêché). Une "complémentarité" qui pose question.

Selon l'hebdomadaire, la commune de Bièvre a commandé ou subsidié une série de chantiers auxquels a participé Clarinval Constructions. Notamment le chantier de la salle communale de Graide, celui des vestiaires de la buvette du Royal Standard Football Club Bièvre ainsi que celui du hall couvert et du club-house du Tennis Club de Bièvre. En tout, "331.000 euros d'argent public sont venus garnir le chiffres d'affaires de la société familiale", écrit le Vif.

Mais, comme l'a expliqué le ministre, ce sont à chaque fois les sociétés qui ont décroché les différents marchés qui ont pris la décision de sous-traiter une partie des travaux à Clarinval Constructions. De plus, les différents chantiers ayant été réalisés de 2011 à 2014, ils ont précédé l'achat des parts de David Clarinval dans la société de son père. A l'époque, l'homme politique, qui était déjà bourgmestre de Bièvre, n'était qu'employé au sein de l'entreprise de construction. Depuis, David Clarinval en est devenu le gérant, même s'il a dû s'effacer en acceptant le poste de ministre au sein du gouvernement fédéral. 

Malgré tout, comme l'explique Le Vif, le code de déontologie de la démocratie locale interdit à "tout membre du conseil et au bourgmestre de prendre part directement dans aucun service, perception de droits, fourniture ou adjudication quelconque pour la commune". Reste à voir si cela lui portera préjudice.