Plusieurs partis flamands s'opposent à la nomination de l'ex-bourgmestre de Linkebeek, Damien Thiéry, au sein du conseil d'administration de l'Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits de l'Homme, rapporte De Standaard jeudi.

La Chambre des représentants a voté l'année dernière une proposition de loi portant la création d'un Institut fédéral des droits de l'Homme, chargé des dossiers non couverts par les organes existants tels qu'Unia ou l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes.

Dans un premier temps, la Chambre doit voter la composition du conseil d'administration du nouvel institut, lequel comprendra six francophones et six néerlandophones issus des mondes académique et judiciaire, de la société civile ainsi que des organisations d'employeurs et de travailleurs.

De nombreux experts, plus ou moins connus, se sont portés candidats, dont l'ancien bourgmestre de la commune à facilités de Linkebeek Damien Thiéry, député fédéral MR jusqu'à l'année dernière et membre du FDF (ancien nom de DéFI) jusqu'en 2013.

Ardent défenseur de l'élargissement de Bruxelles, M. Thiéry s'était attiré les foudres du gouvernement flamand qui avait refusé en 2006 de le nommer bourgmestre après l'envoi de convocations électorales en français. Ce conflit a perduré jusqu'en 2015.

La candidature de M. Thiéry suscite les réticences de plusieurs partis flamands, dont le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang. "Nous émettons de sérieuses réserves", a indiqué une source au sein du CD&V, qui considère M. Thiéry comme "un agitateur communautaire".

Selon ces partis, il semblerait également qu'Ecolo s'oppose à la désignation de M. Thiéry, mais le parti écologiste a démenti.