Ces textes constituent un premier train de propositions des libéraux flamands dans le cadre du renouveau politique. La position de l'Open Vld sur ces sujets est connue depuis longtemps mais, à ses yeux, les esprits changent dans les autres partis tant à l'échelon fédéral que flamand.

"Celui qui obtient le plus de voix doit être élu. La place sur la liste -attribuée dans beaucoup de partis par la direction du parti- ne doit pas entrer en ligne de compte. Avec notre proposition, l'électeur pourra toujours voter en case de tête mais ce choix aura un effet uniquement sur le nombre de sièges recueillis par le parti, pas sur ceux qui les occuperont", a expliqué M. Lachaert.

L'Open Vld ne voit pas plus de vertu dans le système des listes de suppléants. "Lorsqu'un parlementaire se retire, ce n'est pas la personne qui a eu le plus de voix de préférence qui la remplace mais un candidat de la liste des suppléants qui a recueilli beaucoup moins de voix et qui a été placé là par le parti (...) Ce ne sont pas les partis mais les électeurs qui doivent déterminer qui les représente", a ajouté M. Lachaert.

Tous les candidats devraient en outre être soumis à une limite de dépense identique: 8.700 euros complétés par un montant variable en fonction de la circonscription électorale de manière à permettre aux partis de mettre toujours en avant certains candidats, par exemple les têtes de liste ou les "nouveaux talents". "Cette réforme rendra les élections plus honnêtes et le financement plus transparent", a encore dit le président.

L'Open Vld veut par ailleurs rendre plus transparentes les dépenses électorales et la comptabilité des partis. "Les partis devraient mettre à disposition des citoyens un résumé lisible de leurs postes de revenus et de dépenses. Les citoyens ont le droit de savoir ce que les partis font avec leur argent. Nous prévoyons d'ailleurs d'instaurer cette transparence pour nous-mêmes sur notre site internet", a indiqué M. Lachaert.

D'autres propositions suivront, notamment sur la réforme du financement des partis politiques.