La réunion en vidéoconférence des membres du Conseil européen - les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 - ne mènera à aucune "décision formelle", a répété jeudi à la Chambre la Première ministre Sophie Wilmès, peu de temps avant l'entame de ce sommet virtuel.

Le plan de relance de l'économie européenne, à la suite de la pandémie de Covid-19 qui l'a fortement ralentie, sera le plat principal au menu des décideurs. On parle de centaines voire de milliers de milliards d'euros, qui seront au moins partiellement liés au prochain cadre financier pluriannuel de l'UE. Sous quelle forme? Et pour qui ou quoi? Là-dessus, la Belgique ne défendra aucune opinion marquée, comme l'ont fait déjà par médias interposés les dirigeants italiens, espagnols ou français, plus en voix sur ces dossiers.

"Un point important pour nous est de trouver un équilibre entre l'usage de prêts et de subsides. La Belgique n'a pas encore de position officielle à ce sujet. Nous devons voir l'impact budgétaire", a résumé la Première ministre face aux parlementaires. En gros, on attend à Bruxelles les "propositions concrètes", et des détails qui devraient aussi venir de la Commission européenne, dont une nouvelle proposition de budget pluriannuel.

Prêts et/ou dons depuis l'UE vers les Etats ont un impact budgétaire différent, a souligné la libérale. Il s'agira d'équilibrer le mélange, de ne surendetter personne et de veiller à octroyer parallèlement aux Etats membres la flexibilité nécessaire par rapport aux règles budgétaires habituelles, a-t-elle pointé.

Quant à l'éventualité de mutualiser des dettes au niveau européen, "la Belgique est ouverte sur le concept mais les esprits ne sont pas mûrs", estime la Première ministre. Par ailleurs, un tel outil demanderait un certain temps de mise en place.

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