La commune de Saint-Trond a été erronément qualifiée, ce dimanche 24 mai, de "nouveau foyer de contaminations" du coronavirus. C'est le porte-parole interfédéral covid-19, Yves Van Laethem, qui a rectifié l'information lors du point presse de ce lundi. "Cette impression d'augmentation en quelques jours du nombre de cas par rapport au reste de la région et du pays, est lié au fait que des résultats de tests PCR (de détection du virus) et de tests de sérologie (de détection d'anticorps) ont été accidentellement repris dans les mêmes tableaux", a expliqué l'infectiologue.

S'il ne s'est en réalité "rien passé" dans la commune limbourgeoise, la bourgmestre n'a pas manqué d'afficher son mécontentement à l'égard de ceux qui avaient pointé du doigt sa ville. Parmi ceux-ci, le virologue de la KULeuven, Marc Van Ranst, n'a pas échappé à la colère de Veerle Heeren (CD&V). "Il s'agit d'une terrible déclaration de M. Van Ranst qui a causé d'énormes dégâts à notre ville", a-t-elle déploré au cours du conseil communal virtuel de ce lundi 25 mai, selon nos confrères de HLN.

Une attaque à son encontre que l'expert membre du GEES n'a pas acceptée, estimant que la faute ne pouvait lui être imputée. "Il s'agit d'une erreur de données de Sciensano qui a publié de mauvais chiffres, s'est justifié le virologue sur Twitter. Je l'ai remarquée et j'ai demandé à ce que les chiffres soient vérifiés."