En Belgique, les hommes qui ont eu un contact sexuel avec un autre homme (HSH) sont aujourd'hui exclus du don de sang pendant douze mois après le dernier contact sexuel avec un autre homme. Les hétérosexuels déclarant avoir eu des comportements à risque, plusieurs partenaires sexuels par exemple, sont aux aussi écartés, mais pour une période de quatre mois.

Le débat sur le don de sang des personnes HSH avait été remis à l'agenda par le MR le 17 mai dernier. Les libéraux avaient réclamé, à l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, la suppression de cette discrimination, en demandant au ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), de faire approuver "urgemment" un arrêté royal "afin que les règles actuelles soient proportionnelles et conformes aux données scientifiques les plus récentes".

Le député PS Hervé Rigot avait alors rappelé le dépôt par son groupe d'une proposition de résolution en ce sens en 2015 (via Daniel Senesael), redéposée en 2020. C'est ce texte qui a été présenté mardi en commission santé de la Chambre. Il prévoit notamment la mise en place de protocoles spécifiques. "Seule la qualité du sang doit être examinée", a déclaré M. Rigot, appelant à ne plus analyser "les groupes. "Seuls les comportements à risque doivent être pris en considération", a-t-il estimé.

DéFI a également déposé une proposition de loi visant à supprimer la différence entre homosexuels et hétérosexuels. La députée Sophie Rohonyi a demandé à joindre ce texte à celui des socialistes.

L'ordre des travaux sera défini lors de la prochaine séance législative de la commission.