Le projet de décret qui détaille la composition et le fonctionnement de la Commission de planification de l’offre médicale en Fédération Wallonie-Bruxelles a été approuvé en séance plénière du Parlement, ce mercredi.

Des quotas par spécialité

Cette commission est chargée d’évaluer les besoins en médecins et en dentistes à Bruxelles et en Wallonie. Combien de généralistes, de spécialistes et de dentistes sont-ils nécessaires, province par province, pour coller aux besoins de la population ? C’est ce que devront déterminer les avis que la commission rendra au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Cela permettra à celui-ci de fixer les quotas nécessaires par spécialité et d’orienter en priorité les étudiants vers les filières en pénurie. En fonction des besoins de la population, un nombre minimal et maximal d’étudiants pouvant opter pour chaque filière sera déterminé.

Le projet de décret adopté mercredi résulte d’une large consultation. Des rencontres ont notamment eu lieu entre les doyens des facultés de médecine francophones, des représentants des hôpitaux, des associations de patients, des professions concernées et des cabinets des ministres régionaux en charge de la Santé.

Desserrer le contingentement

Si les Communautés ont la charge de fixer les sous-quotas de médecins spécialistes, c’est le fédéral qui détermine le nombre de médecins exerçant en Belgique, via l’attribution des numéros Inami.

Au-delà du rôle qui lui revient donc, la Fédération Wallonie-Bruxelles espère aussi exposer ses besoins spécifiques en médecins et faire pression sur le fédéral pour, le cas échéant, desserrer le contingentement de praticiens qui fait actuellement l’objet de discussions à ce niveau.