La Liste du Bourgmestre Clerfayt et Ecolo s'engagent à poursuivre le renouveau à Schaerbeek: quid du cdH?

AL. D. Publié le - Mis à jour le

Politique belge

Les chefs de file de la Liste du Bourgmestre de Schaerbeek (Défi-Libéraux-Indépendants) et des Verts ont annoncé jeudi leur engagement à poursuivre, au-delà du prochain scrutin d'octobre, la dynamique du renouveau qu'ils estiment incarner à Schaerbeek depuis 18 ans, aux commandes de la commune.

Comme en 2012, les deux formations ont souhaité, "dans un souci démocratique", informer les électeurs de la commune de former ensemble une majorité "pour amplifier le renouveau et rendre Schaerbeek plus moderne, innovante, solidaire, lieu de bonne gouvernance et de démocratie".

Elles ont défini un certain nombre de convergences d'enjeux pour le futur de la "cité des ânes": le vivre-ensemble, le partage et le respect de l'espace public, la sécurité publique et routière, le logement, l'environnement et la qualité de l'air, l'émancipation et l'éducation de tous, la promotion des activités économiques et l'emploi local.

"Nous avons plutôt le sentiment que les gens sont contents, en ce qui nous concerne, de ce qui a été réalisé et de la manière", a commenté le bourgmestre sortant, Bernard Clerfayt (Défi).

Lui-même et Sophie Querton (Libéraux schaerbeekois), pour la Liste du Bourgmestre, ainsi que Vincent Van Hallewijn et Adelheid Byttebier, pour Ecolo-Groen, se sont dits ouverts à un attelage à trois, pour autant que les idées du troisième partenaire convergent avec les leurs et que celui-ci soit suffisamment soutenu par les électeurs.

"Cela n'exclut pas d'emblée le CDH, "membre loyal" de la majorité actuelle

Selon eux, cela n'exclut pas d'emblée le cdH, "membre loyal" de la majorité actuelle, pour autant que le résultat électoral lui donne un poids suffisant. Actuellement, le cdH n'a plus que deux conseillers communaux sur les quatre qu'il avait obtenus en 2012. Le centre démocrate humaniste a entretemps notamment perdu Mahinur Ozdemir, exclue du parti en mai 2015 pour avoir refusé de reconnaître le génocide arménien.

Bernard Clerfayt exclut par contre de collaborer avec la N-VA et le PTB. Pour Vincent Van Halewijn, seule la N-VA ne peut en être, le PTB s'excluant lui-même d'entrée de jeu.

Pour Adelheid Byttebier, la direction de la N-VA utilise de plus en plus les voix qu'elle tente de recueillir au niveau local pour réaliser son projet confédéral. Elle s'active dans les villes en vue de son programme pour les élections régionales et fédérales de 2019, mais pas au profit des communes et de leurs habitants.

AL. D.

A lire également

Ailleurs sur le web

Les + consultés de la semaine

  1. 1
    Des élus PS embarrassés par la candidature d'Onkelinx à l’Europe : “Cela va à l’encontre de tout ce qu’on veut au parti !”

    L’annonce a pris la concurrence à contre-pied. Le PS a bel et bien une candidate pour la Commission européenne : ce sera Laurette Onkelinx, comme l’assurait jeudi le boulevard de l’Empereur.

  2. 2
    Les Jeunes N-VA proposent à Donald Trump de racheter la Wallonie pour 1€

    Le parti des jeunes politiciens de la N-VA cherche encore à faire le buzz et à provoquer sur le réseau social Twitter.

  3. 3
    "Violation de la Constitution": la désignation de Didier Reynders ne fait pas l'unanimité

    La N-VA, ex-partenaire des libéraux dans le gouvernement "Michel I", a communiqué samedi soir son amertume et son "incompréhension" quant à l'annonce du choix du MR Didier Reynders comme candidat belge à la Commission européenne.

  4. 4
    Pourquoi la note de De Wever pour un gouvernement flamand le met très mal à l'aise à Anvers

    "Mes cheveux se hérissent quand je lis cette note", a affirmé lundi sur la VRT l'échevin et président du sp.a anversois Tom Meeuws.

  5. 5
    Écolo est-il un parti ingouvernable ?

    La vie à la tête d’une formation politique n’est pas de tout repos. Les présidents de parti sont sollicités à toute heure pour des questions allant de querelles dans une section locale aux négociations gouvernementales. L’exercice est ingrat : les présidents cristallisent la rancœur des inévitables mécontents. Et, en cas de défaite électorale, ils jouent bien souvent le rôle de fusibles. Chez Écolo, ils sont deux à partager ce fardeau, un homme et une femme, un(e) Wallon(ne) et un(e) Bruxellois(e). Pourtant, la direction de la formation écologiste est un sacerdoce plus usant qu’ailleurs. Les verts peuvent être impitoyables avec leurs leaders : en 1999, Jacky Morael, qui avait pourtant réussi à faire monter Écolo au pouvoir, avait été contré par ses propres troupes et n’avait pu devenir vice-Premier ministre. (...)

cover-ci

Cover-PM

Facebook