Dans la note gouvernementale, figure un chapitre consacré à l'approche de la radicalisation. Le constat est que la Belgique se trouve exposé à une menace croissante. Le danger existe de voir un djihadisme violent se répandre dans notre pays, dit la note. Le gouvernement entend y faire face, dit-il.

Retrait de la nationalité belge

Il annonce une initiative législative destinée à mettre en œuvre des mesures "nécessaires et urgentes". La loi du 1er août 1979 concernant les services dans une armée ou une troupe étrangère se trouvant sur le territoire d'un Etat étranger sera revue, l'idée étant de rendre punissable la participation à certains conflits et d'augmenter les sanctions prévues.

Sera étendue la possibilité pour le juge de retirer la nationalité belge en cas de condamnation pour infractions terroristes dès lors que l'auteur bénéficie de la double nationalité. Les personnes ne disposant pas de la nationalité belge pourront se voir interdire l'accès au territoire belge de façon temporaire ou définitive. Le statut de réfugié ou de demandeur d'asile pourra être refusé ou retiré au cas où celui qui l'a obtenu commet en Belgique ou à l'étranger des actes terroristes.

Surveiller ceux qui "rentrent" et les détenus

Une attention particulière sera portée à ceux qui reviennent en Belgique après avoir "servi" dans un pays en guerre. Les autorités policières seront soutenues dans leurs efforts de surveillance.

Les échanges d'informations seront accrus et facilité et l'accès aux bases de données. Une concertation entre les niveaux fédéral, régional et communal sera encouragée. Un dialogue intensif sera mené avec les responsables religieux et la société civile. Les catégories de personnes devant faire l'objet d'enquêtes de sécurité avant d'avoir accès à des informations ou des sites sensibles seront élargies.

Une attention particulière sera portée à la radicalisation dans les prisons. La loi relative aux méthodes particulières de recueil de données et la loi relative aux méthodes particulières de recherche seront évaluées et éventuellement adaptées. Il est envisagé de punir plus sévèrement les personnes incitant à la haine ou à la violence.

Le ministère de l'Intérieur renforcera le contrôle sur les communes défaillantes en matière de radiation administrative.