"Si un an après les élections il n'y a toujours pas de gouvernement fédéral, il faut un gouvernement miroir, reflétant les majorités mises en place dans les deux communautés. Ca signifie un gouvernement fédéral avec des représentants des gouvernements flamand et wallon. Selon moi, c'est la solution pour sortir de l'impasse actuelle", explique-t-elle. "Quelle est l'alternative? Des élections? Les gens ont déjà voté", poursuit-elle. "Nous avons également besoin d'une réforme institutionnelle dans la tête de nos dirigeants. Nous devons nous défaire d'un fédéralisme de conflits. Nous devons vouloir collaborer", ajoute-t-elle enfin.

En février, Joachim Coens évoquait déjà la possibilité de se baser sur une coalition miroir afin de mener à bien les négociations fédérales.

Une idée rejetée par les francophones

Mais l'idée ne séduit pas les francophones. Les réactions étaient nombreuses en février. Sur La Première, Willy Borsus avait déclaré "ne pas y croire". "Le MR a toujours été favorable à la recherche de solutions mais une coalition miroir réunirait des partis qui, aujourd’hui, semblent ne pas vouloir négocier ensemble, le PS et la N-VA, Ecolo et la N-VA."

Outre les difficultés que ces partis pourraient rencontrer s'ils devaient travailler ensemble, un autre point fâche : Bruxelles. En effet, une coalition miroir se calque uniquement sur les gouvernements wallon et flamand, niant totalement la région bruxelloise. 

Sur Twitter, plusieurs politiques avaient fait part de leur mécontentement, comme Rudi Vervoort, qui décrivait à l'époque cette coalition comme une "fausse bonne-idée".


Du côté de Défi, on craignait l'ombre du confédéralisme.


En février, le rejet des partis francophones était unanime. La proposition de la ministre flamande risque donc de faire à nouveau réagir.