"Les présidents de parti participant aux négociations soulignent l'importance de laisser le gouvernement minoritaire de plein exercice actuel diriger le pays jusque là", ajoutent-ils. Comme attendu, Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a) rendront le rapport final de leur mission le lundi 21 septembre, a annoncé le Palais vendredi en fin de matinée, à l'issue d'un entretien téléphonique entre le Roi et les préformateurs.

"Cela donne aux présidents de parti le temps nécessaire afin de poursuivre le travail quant au prochain accord de gouvernement et leur permet - après la période de quarantaine - de se consulter en réunion physique sur la nomination d'un formateur", précisent les sept partis dans leur communiqué commun.

Cette prolongation des deux préformateurs ne constitue pas une surprise. Jeudi, les présidents des sept partis qui négocient la constitution de la coalition dite "Vivaldi" (ou "Avanti") s'étaient déjà accordés sur un calendrier de leurs travaux et sur une brève prolongation du gouvernement Wilmès.

Le 17 mars dernier, la Première ministre s'était engagée à redemander la confiance de la Chambre six mois après l'avoir obtenue afin de gérer la crise liée à la pandémie de Covid-19, soit le 17 septembre.

Vendredi dernier, Egbert Lachaert, fraîchement nommé préformateur avec Conner Rousseau, avait rappelé son engagement à respecter cette échéance.

Mais le test positif au coronavirus communiqué mardi au président de l'Open Vld est venu perturber ce calendrier. Les négociateurs ne peuvent plus s'asseoir physiquement autour d'une même table d'ici... le 18 septembre.

Un consensus sur la date du 1er octobre a donc été trouvé jeudi, selon des informations obtenues à bonnes sources. Il a été confirmé officiellement vendredi par les sept partis.

Les partis libéraux, socialistes, écologistes et le CD&V expriment en outre leur volonté de voir le gouvernement Wilmès rester de plein exercice jusqu'à cette date.

Même si Sophie Wilmès n'y demandera pas la confiance, une séance plénière sera bien organisée jeudi prochain à la Chambre. La Première ministre actuelle sera amenée à s'expliquer. Une interpellation du Vlaams Belang sur le sujet est dores et déjà inscrite à l'ordre du jour.