Pour François De Smet, il faut laisser tomber la piste PS-N-VA.


Koen Geens a vu sa mission prolongée par le Roi ce lundi 10 février. Son but est encore et toujours de trouver une solution pour allier PS et N-VA. Une perte de temps pour certains. " Il serait temps d’acter la fin de cette possibilité", a estimé François De Smet sur les ondes de La Première. Selon le président de DéFI, la première mission de Koen Geens - dont lui-même est conscient - est de mettre fin à "l'ambivalence du CD&V" face à la N-VA. "Le CD&V est un peu désorienté, a-t-il expliqué. C'est un parti tétanisé. Cela concerne aussi l'Open Vld. Je veux d'ailleurs dire à ces deux partis que la N-VA et une formation politique qui veut les détruire. Ils s'en sont toujours mieux sortis sans elle".

Estimant que le parti de Bart De Wever n'était "pas comme les autres", le successeur d'Olivier Maingain a exprimé son souhait qu'il subisse dès lors un traitement particulier. "Les nationalistes donnent des gages comme quoi ils sont de moins en moins fréquentables, a déclaré François De Smet. J’admets qu’il y a des gens convenables à la N-VA mais la tranche identitaire est en train de prendre le pas. Ce parti a le goût et l’odeur de l’extrême droite, il faut donc la traiter comme telle".  

Un arc-en-ciel élargi  

"Quand j'entends les propos du président du MR, Georges-Louis Bouchez, sur une alliance avec la N-VA, je me dis que tout le monde n'a pas compris les teneurs de ce parti", a-t-il encore ajouté. 

Enfin, pour lui, il faut absolument creuser la piste d'un arc-en-ciel élargi au fédéral. "Il faut discuter avec le CD&V pour voir si cela est possible, voire avec le CDH", a conclu François De Smet.