La manière dont la société luxembourgeoise Avrox a remporté le marché de 15 millions de masques buccaux pose question, selon le député fédéral Michael Freilich (N-VA).

Des entreprises textiles qui avaient présenté un dossier correct ont été écartées pour des raisons, selon lui, peu évidentes, écrivent jeudi les quotidiens Het Laatste Nieuws et De Morgen.

Fin avril, la Défense a dû chercher un fournisseur pour 18 millions de masques buccaux en tissu. Un contrat concernant une commande de 15 millions de masques - d'une valeur d'environ 40 millions d'euros - a été remporté par la société luxembourgeoise Avrox.

"La Défense a exclu sans raison valable plusieurs dossiers d'autres entreprises", affirme Michael Freilich. Au moins sept entreprises ont été informées avoir été refusées parce qu'il n'y avait aucune référence dans le dossier. "Or, c'était bien le cas", selon M. Freilich.

Une entreprise belge appuie ces accusations. "Nous avons la preuve d'avoir envoyé une référence, mais nous avons quand même été écartés parce qu'il n'y avait pas de référence", affirme Pol Speleers de Seyntex.

Le député N-VA a envoyé une lettre à la Cour des comptes demandant d'examiner le dossier.