Politique belge Elio Di Rupo, le président du PS, a ouvert une petite porte à la N-VA en vue de la composition du futur gouvernement fédéral.

C'était sur les ondes de La Première ce jeudi matin. Le Parti socialiste ne refuse plus le principe d'une discussion avec les nationalistes flamands s'ils acceptent, dans le cadre d'un accord de gouvernement, une augmentation du pouvoir d'achat des citoyens et un renforcement de la protection sociale. Par ailleurs, Elio Di Rupo évoquait l'idée d'une nouvelle législature sans réforme institutionnelle.


Le modèle anversois

Après les exclusives réciproques que socialistes et nationalistes se sont jetées au visage durant la campagne, le PS se montre donc un peu plus accommodant. Cette attitude pourrait accélérer la formation d'une majorité "bourguignonne" (PS, N-VA, MR, Open VLD, SP.A) au fédéral, calquée sur le modèle mis en place par Bart De Wever à Anvers.

Toutefois, la N-VA n'est pas spécialement emballée par la main tendue par le PS. Par la voix de sa porte-parole, Anne-Laure Mouligneaux, le parti nationaliste flamand réagit sans ambages : "Avec le PS, on ne veut parler que du confédéralisme". La N-VA s'en tient donc, à ce stade en tout cas, à la ligne politique qui est la sienne depuis plusieurs années : gouverner au fédéral aux côtés du PS est possible, mais uniquement dans le but de mener une nouvelle réforme de l'Etat destinée à vider l'Etat fédéral de sa substance par des régionalisations très importantes.