Le nouveau gouvernement fédéral s’est félicité de sa composition paritaire - autant d’hommes que de femmes, grande première en Belgique. Mais il semble que ce principe ait été oublié lors de la désignation des chefs de cabinet des vice-Premiers ministres. Or ce sont sans doute les personnes les plus influentes du gouvernement, que l’on envoie pour déminer le terrain des négociations les plus délicates ou éteindre le feu qui embrase à intervalles réguliers les relations entre ministres.

À l’exception de Vincent van Quickenborne (Open VLD), les vice-Premiers - ainsi que le Premier - ont déjà désigné leur chef de cabinet pour les affaires générales. De Tijd a fait le compte : ce sont tous des hommes - à une exception près.

Le Premier ministre De Croo a désigné comme chef de cabinet - et donc comme secrétaire du Conseil des ministres - Ruben Lecok (39 ans) qu’il connaît bien pour l’avoir eu à son service quand il était vice-Premier. Le vice-Premier CD&V Vincent van Peteghem a opté pour Eddy Peeters (60 ans) un habitué des cabinets sociaux-chrétiens. L’ancien secrétaire du Conseil des ministres Gérald Duffy (44 ans) assurera de son côté la direction du cabinet de la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès (MR). Le vice-premier PS, Pierre-Yves Dermagne, pourra compter comme chef de cabinet sur le multidiplômé Christophe Soil (43 ans). Pour seconder Frank Vandenbroucke, le SP.A a choisi Inti Ghysels (40 ans), qui dirigeait le service d’études du parti socialiste flamand. Pour sa part, le vice-Premier Écolo Georges Gilkinet sera escorté par Grégory Van Lint (43 ans), un juriste qui travaille depuis longtemps pour le parti vert.

Seule Petra De Sutter, vice-Première Groen, a choisi une femme comme cheffe de cabinet en la personne d’Els Van Weert (52 ans), laquelle fut notamment secrétaire d’État au Développement durable entre 2004 et 2007, sous la bannière Spirit à l’époque.