Politique belge

Après une pause, jeudi, en raison de la Fête de la Communauté flamande, les négociateurs bruxellois se préparent à entamer, vendredi, une nouvelle journée de discussions qui pourrait s'avérer cruciale en vue de la formation d'un nouveau gouvernement en Région-capitale. 

Un accord global dès vendredi apparaît peu probable, mais diverses sources indiquent que l'installation d'une équipe ministérielle appuyée de la confiance du parlement d'ici le 21 juillet entre dans le champ des possibles. Tous s'en tiennent toutefois pour le moment encore et toujours à la maxime selon laquelle il n'y a d'accord sur rien tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout. Au détour d'une question posée lors de l'émission "Jeudi en prime" (La Une - RTBF), le chef de file wallon du PS, Paul Magnette n'a pas laissé le moindre doute quant à l'éventualité d'une remise en cause du processus enclenché à Bruxelles pour y discuter avec le MR.

"Ils ont très bien avancé et pourraient finir bientôt", a-t-il dit, à propos des six formations autour de la table à Bruxelles, sans le Mouvement Réformateur.

Vendredi, les négociateurs socialistes, écologistes, DéFI et Open Vld, reprendront leurs travaux au parlement bruxellois à partir de 9h00 entre autres pour prolonger les échanges de mercredi à propos de la gouvernance. La journée pourrait être longue, a-t-on appris.

Ce ne sera pas la dernière. "Lundi, les derniers obstacles significatifs pourront être levés", dit-on à plusieurs sources.

L'ensemble des formations concèdent, malgré leur mutisme, que les discussions se déroulent jusqu'à présent dans une bonne atmosphère. "La preuve en est que même après des moments d'expression plus appuyée de nos divergences, nous en rions ensemble", a dit à ce propos une des personnes participant aux négociations.

Les scenarii les plus optimistes évoquent des congrès de participation des partis au milieu de la semaine prochaine. Idem pour l'attribution des postes ministériels. Cela voudrait dire que l'on pourrait déjà assister à une déclaration de gouvernement mercredi, et à un vote de confiance vendredi. Mais ce cas de figure optimiste est énoncé avec beaucoup de prudence et de réserve. On pourrait aussi devoir encore travailler durant le week-end, après une lecture de déclaration gouvernementale le vendredi, avant la date symbolique du 21 juillet.