Politique belge

La nouvelle présidente du Sénat est revenue, sur les ondes de La Première, sur l'éviction du MR des discussions bruxelloises qui ont abouti la semaine dernière à la formation d'un gouvernement. Réitérant la déception du parti, Sabine Laruelle (MR) a exprimé son mécontentement quant aux propos du PS sur le "mépris des libéraux vis-à-vis de la capitale". “Le mépris n’est peut-être pas là où on le pense. Le mépris c’est peut-être de dire 'on n'a même pas essayé de négocier avec le MR'. Le mépris, c'est d'essayer en Région wallonne de faire une note coquelicot en disant 'la société civile c'est essentiel' (...) sans avoir invité le MR dès le départ au niveau des négociations”, a décrété celle qui a été élue présidente du Sénat la semaine dernière. 

"Il y a le signal de l'électeur qui n'a pas été respecté, il y a aussi besoin d'un certain nombre de cohérences très fortes entre entités, que ce soit en termes de mobilité, de développement économique", a-t-elle ajouté.

Pour la libérale, "la Région bruxelloise est une région à part entière et elle doit être respectée en tant que telle mais ce n'est pas une île perdue au milieu de l'océan, il y a des liens très forts entre la région de Bruxelles-Capitale et la région wallonne". Si la pilule a du mal à passer au MR, le parti est bien décidé à monter au pouvoir en Wallonie et à discuter avec les partis qui lui ont tourné le dos dans la capitale. 

"Arrêtons maintenant ces petits jeux de phrases assassines, écoutons le discours du Roi, essayons d'avancer", a vivement demandé Sabine Laruelle. Mais les libéraux comptent tout de même imposer leurs points de vue et ne pas se laisser dicter la marche à suivre. "Nous n'allons pas accepter la note coquelicot sans rien dire", explique la présidente du Sénat.