La ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open Vld) s'est demandée mercredi sur quel avis fondé le patron de la N-VA s'est appuyé pour dire, en une nuit, une chose et son contraire à propos de la gestion du nouveau coronavirus. La ministre s'est exprimée dans ce sens via plusieurs media du nord du pays. Le président de la N-VA et bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever, a jugé mercredi que le gouvernement fédéral devait déclencher la phase fédérale du plan catastrophe s'il estime, sur la base des recommandations des experts, qu'il y a une menace sérieuse pour la santé publique.

En tant que bourgmestre d'Anvers, M. De Wever avait dit la veille ne pas vouloir "interdire" d'événements dans sa ville rien que sur la base d'un "avis" du gouvernement fédéral.

Après s'être montré très critique mardi quant à la communication du fédéral sur les mesures à prendre pour éviter la propagation du coronavirus Covid-19, dont l'annulation des évènements rassemblant plus d'un millier de personnes en intérieur, le bourgmestre N-VA d'Anvers a également affirmé mercredi avoir "toute compréhension pour la situation difficile dans laquelle le gouvernement doit actuellement prendre des décisions". Mais l'exécutif fédéral est "le seul compétent pour prendre en charge la coordination d'une problématique de santé nationale", estime-t-il.

Cette marche arrière du chef de file de la N-VA n'a pas empêché une réplique acerbe de la ministre de la Santé publique Maggie De Block.

"Je constate que M. De Wever a dit hier soir que nos recommandations allaient beaucoup trop loin pour affirmer aujourd'hui que nous devons déclencher le plan catastrophe national. Je suis déjà contente qu'il réalise que le laisser-faire n'est donc pas une bonne option, mais je me demande sur quel avis fondé il s'appuie pour demander le contraire en à peu près une nuit. Il n'y a absolument aucune circonstance qui y a mené et cela suscite de l'inquiétude inutile", a-t-elle dit, selon des propos répercutés notamment par le quotidien Het Laatste Nieuws.