Les négociations en vue de former une majorité Vivaldi n'ont toujours pas repris malgré de multiples contacts bilatéraux et une réunion des deux préformateurs Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a). Tant que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, n'a pas posé de geste permettant de restaurer la confiance, la convocation des sept présidents de parti n'a guère de sens, indiquait-on de sources concordantes. Après les vives tensions du week-end et de la journée de lundi, le Roi a prolongé la mission des préformateurs dont il attend un nouveau rapport au plus tard mercredi. Parallèlement, il a demandé "à tous les partis concernés de rétablir au plus vite la confiance".

Dans la soirée, M. Rousseau, président du sp.a, a réclamé "des signaux très forts de certains" pour rétablir cette confiance.

Les préformateurs s'affairent à dresser les contours de l'action d'un futur gouvernement et, s'ils y parviennent, ils soumettront leur travail à M. Bouchez. Son accord sera considéré comme le signal attendu par d'autres négociateurs et une réunion des sept partis pourra se tenir, éventuellement ce mardi soir encore.

MM. Lachaert et Rousseau tentent de mettre sur pied une majorité Vivaldi associant les socialistes, les écologistes, les libéraux et le CD&V. Ces derniers jours, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, est pointé du doigt comme étant le responsable du blocage actuel et semble avoir perdu la confiance des partis non libéraux de la coalition. Lundi, malgré des travaux longs de 5 heures, cette confiance n'a pu être rétablie.

Si les travaux ne peuvent reprendre, les préformateurs feront sans doute le constat de l'échec de la formule Vivaldi sous cette forme. Pourrait-elle être composée différemment? Les regards se tournent de plus en plus vers le cdH pour remplacer le MR après le rapport des préformateurs au Roi. Dans une telle éventualité, la pression sur l'Open Vld sera maximale, les deux partis libéraux ayant réaffirmé leur unité à plusieurs reprises ces dernières semaines. Et les perspectives de changement d'alliance en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles se préciseront dangereusement pour le MR.