Le socialiste Elio Di Rupo a évoqué la formation d'un gouvernement sans majorité flamande comme solution au casse-tête post-électoral que l'on connaît depuis la prise de connaissance des résultats ce dimanche. " Je crois qu'à terme, ce sera la solution", a pourtant indiqué Elio Di Rupo dont le parti, en perte de vitesse, reste néanmoins premier au sud du pays.

Une hypothèse qui ne plait guère à Bart De Wever, président de la N-VA, dont le parti a été une fois de plus plébiscité dimanche en Flandre, consacrant sa place de première formation politique au nord du pays. L'ex-secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) a également rebondi sur la proposition d'Elio Di Rupo (PS): "Sans majorité flamande, ce sera le confédéralisme". 

"Cela ne risque pas d'arriver", a-t-il ajouté au micro de "De Ochtend". Si, de l'autre côté de la frontière linguistique, ils veulent un projet écolo-communiste, ils doivent y aller mais ce sera pour leur propre compte", a affirmé l'ancien secrétaire d'Etat N-VA.

Les nationalistes flamands ne sont pas les seuls défavorables à la formulation du président du parti socialiste francophone. De son côté, Yves Leterme (CD&V) a également déclaré dans De Ochtend: "C'est une déclaration vraiment malheureuse - de la part d'Elio Di Rupo, ndlr. Les électeurs flamands ont fait un autre choix que les francophones. Que la Wallonie dise aujourd'hui à la Flandre comment elle doit agir, c'est la pire des choses à faire". Ce dernier ne se montre pas fataliste pour autant: "En Belgique, nous avons déjà dû faire preuve de créativité dans les années '70 et '80. Je pense que nous allons à nouveau devoir nous montrer créatifs."