Politique belge

André-Pierre Puget, tête de liste PP au scrutin régional dans l’arrondissement de Liège, a été victime de coups violents dans la nuit de dimanche à lundi. Selon l'agence Belga, il aurait été blessé à l'oeil. Cette agression s'est produite dimanche soir alors qu'André-Pierre Puget était attablé à la terrasse d'un café. 

Dans un communiqué, le Parti Populaire accuse "des militants de gauche" d'être à l'origine de cette agression. "C'était vraiment une agression physique d'une violence extrême" confie M. Puget lors d'une conférence de presse organisée par son parti ce lundi après-midi. "Nous avions distribué nos tracts toute la journée et nous n'étions plus que trois. J'étais accompagné d'une demoiselle de 21 ans et son fiancé et nous étions à la Danish Tavern à Liège sur la terrasse. J'étais au téléphone quand ils sont arrivés à cinq, ils ont commencé à piétiner nos journaux en nous traitant de SS et de fachos. Par la suite une personne m'a arraché mon pin's PP. Je me suis levé, le garçon avec moi s'est interposé et à ce moment ils voulaient nous lancer des chaises à la figure. À un moment il y en a eu un qui a pris une chaise, la serveuse est arrivée et il a voulu taper sur elle. J'ai attrapé la chaise avec la main gauche pour protéger la serveuse et à ce moment-là il m'a envoyé un coup de poing en pleine figure. Sur ce nous avons appelé les services de secours et la police mais ils cherchaient encore la bagarre en scandant des insultes. Ils répétaient certainement ce qu'ils entendent de certains politiciens dans les médias.


"Il a reçu un terrible coup dans l'arcade sourcilière" continue Mischaël Modrikamen, président du PP. "Il a notamment l'os de support de l'orbite qui est brisé. Il a été à l'hôpital et nous envisageons son opération de manière chirurgicale. Plainte a déjà été déposée et l'anti-gang liégeois s'est mobilisé avec les caméras pour retrouver les responsables."


"Par ailleurs, hier soir à Amay à 17h il y a eu une autre agression" continue M. Modrikamen. "Deux militants du PP d'un certain âge étaient en train de prendre une photo de certaines affiches et un militant socialiste est sorti et les a agressé en leur indiquant qu'il allait les tuer. Il les a suivi et là le monsieur a été bousculé et est tombé. Il n'y a eu de coups mais plainte a tout de même été déposée. Selon la police c'est un militant socialiste bien connu du coin. On voit que ces partis sont en train de perdre pied et on voit que la violence est le dernier refuge de l'incompétence. Cela nous paraît inacceptable et nous demandons le respect pour nos membres et nos sympathisants.


Le Parti Populaire tient à rappeler qu'il a "toujours opéré de façon pacifique et n’a jamais appelé ni à la haine, ni à la violence." Puis, il dénonce "fermement l’attitude de certains responsables politiques et présidents de parti (Emily Hoyos, Benoît Lutgen…) qui n’ont eu de cesse d’alimenter un climat hostile envers le PP, en le traitant, par exemple, de « fascisant »."

"C'est clairement le résultat des prises de position publiques de M. Lutgen par exemple" nous confie encore Mischaël Modrikamen. "Il s'en prend à nous sans aucun argument en nous traitant de fachistes. Il attaque "ad homniem" sans aucun argument. Je ne vois pas en quoi notre programme pourrait de près ou de loin rappeler ces idéologies mais dans la tête d'écervelés, cela donne des agressions comme celle-ci. Il y a une responsabilité des partis traditionnels. Nous, nous faisons une campagne de dignité. Cela signifie que nous contestons avec détermination la particratie mais vous ne m'entendrez jamais attaquer les membres des partis "ad hominem". Que dirait-on si je disais que le CDH à mes yeux était le parti des collabos de l'islamisation ou que le Parti socialiste était le parti des délinquants et un parti mafieux. On dirait que nous sommes un parti outrageant mais on peut accepter qu'un parti établi tienne des propos dénigrant qui débouchent sur des faits comme cela."

"Ce comportement et l’incitation permanente à la haine pourraient avoir des conséquences bien plus graves." ajoute le président du PP. "Ça me rappelle les images de Pim Fortuyn lorsqu'il y avait aussi une campagne d'incitation à la haine aux Pays-Bas et on a vu où elle a débouché."