Elle entend ainsi se présenter comme un partenaire fiable tout en assurant qu’elle se montrera attentive en matière commerciale et optant "résolument pour une attitude pro-européenne affirmée", elle qui présidera au premier semestre 2024, dans la dernière année de son mandat, la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Le nouveau gouvernement insiste aussi sur le fait que la Belgique et l’économie belge ne pourront que profiter d’une Europe forte et solidaire.

Dans la foulée, le texte de l’accord aligne toute une série d’engagements internationaux qui confirment surtout ceux de la Commission européenne, mais le prochain gouvernement se veut innovant en fixant un nouvel objectif à la diplomatie belge : prendre des initiatives visant à limiter le "crime d’écocide", soit la destruction délibérée des systèmes écologiques.

Quant à la juridiction chargée de trancher les différends entre multinationales et États, dans l’attente de la création d’un véritable tribunal multilatéral, le prochain exécutif accepte que l’accord prévoie la création d’un tribunal, pour autant que ce dernier offre "des garanties substantielles quant à son indépendance et au respect de l’état de droit".

Le texte insiste aussi sur l’engagement de la Belgique "pour un multilatéralisme fort, avec les Nations unies comme cadre privilégié et un rôle particulier pour le Conseil de sécurité, dont le fonctionnement doit être optimisé".

On notera encore la volonté du prochain gouvernement de travailler aux niveaux multilatéral et de l’Union européenne ou, et il s’agit de bien plus qu’une nuance, avec un groupe significatif d’États partageant les mêmes vues, sur "une liste de contre-mesures efficaces et proportionnées en cas d’annexion du territoire palestinien par Israël et sur une possible reconnaissance à temps de l’État palestinien".

Dépenses de coopération au ralenti

La croissance des dépenses de coopération internationale - un poste pourtant cher à Alexander De Croo (ministre sortant de la Coopération au développement) - n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Alors que les ONG réclamaient qu’elles atteignent 0,7 % du revenu national brut en 2024, l’objectif a été reporté à 2030.