Politique belge Chaque week-end durant un mois, "La Libre" rencontrera une femme ou un homme qui a décidé de ne plus jouer de rôle bien en vue sur la scène politique belge. Temporairement peut-être. Définitivement pour certains. Pour ce troisième numéro, c’est Laurette Onkelinx qui se livre. Celle qui a arboré quasiment toutes les casquettes politiques s’apprête à prendre du recul après avoir négocié le nouveau gouvernement de la Région bruxelloise, désormais sur les rails.

C’est une femme politique d’envergure, souvent passionnée, parfois clivante, qui va bientôt quitter un monde où elle a passé 32 ans de sa vie. Elle a tout connu : députée fédérale, conseillère communale, ministre, ministre-Présidente, vice-Première ministre, cheffe de groupe à la Chambre et présidente de Fédération. Il n’y a qu’au niveau local, à Schaerbeek, où elle est arrivée pour le scrutin de 2006, qu’elle n’a pas occupé de fonction exécutive. "Je crois que je n’étais pas faite pour la politique locale, explique-t-elle, c’est de la politique du quotidien, dans les rues, dans les quartiers, véritablement à côté des gens, disponible 24 h sur 24, non, je n’étais pas faite pour cela."

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