"La note précédente de l'informateur était imbuvable. Nous allons voir aujourd'hui s'il y a une nouvelle base sur la table", a commenté lundi le chef de groupe à la Chambre de l'Open Vld, Egbert Lachaert, avant un bureau de son parti.

Après la tenue samedi soir d'une réunion secrète entre les formations politiques d'une éventuelle coalition arc-en-ciel (socialistes, écologistes et libéraux), le CD&V et la N-VA n'ont pas ménagé leurs critiques à l'égard de l'Open Vld. Les chrétiens démocrates et les nationalistes flamands ne comprennent pas que les libéraux aient participé à cette rencontre.

Alexander De Croo, vice-Premier ministre pour l'Open Vld, n'accorde lui pas tant d'importance à cette réunion. "Si on nous invite pour une discussion, nous allons toujours écouter. Nous sommes des gens polis", a-t-il lâché. Si le CD&V et la N-VA nous contactent, "nous irons aussi les écouter", a-t-il précisé.

Le député fédéral Vincent Van Quickenborne, soutien affiché d'une coalition incluant la N-VA, n'a pour sa part pas fait de commentaires à son arrivée. Il a toutefois endossé les propos de M. Lachaert, avec lequel il s'est présenté au siège du parti.

Le chef de groupe à la Chambre a une nouvelle fois insisté sur le fait que la première note de l'informateur Magnette était "imbuvable" pour l'Open Vld. "Nous allons écouter si quelque chose a changé", a-t-il affirmé.

Le bourgmestre de Gand, Mathias De Clercq, et le député fédéral Christian Leysen ont quant à eux souligné que les libéraux flamands déterminaient seuls leur ligne de conduite. "Notre politique ne sera pas orientée par des drama queens", a lâché M. Leysen.