Les humanistes, tout comme les socialistes, n’ont pas profité de la séquence très médiatique sur le Ceta.

Le CDH égale son score le plus mauvais. Avec 9,4% des intentions de vote en Wallonie, il fait aussi mal qu’en avril 2014, son pire résultat dans le baromètre politique de "La Libre".

A Bruxelles, il y a un léger frémissement (7%, +0,5 point par rapport au sondage de septembre), mais, globalement, les humanistes restent loin de leurs scores électoraux de 2014. Ils n’ont donc pas profité de la séquence sur le Ceta (le blocage autour de l’accord de libre-échange Europe-Canada) pendant laquelle le parti de Benoît Lutgen a pourtant bénéficié d’une forte visibilité médiatique. Le constat vaut également pour le PS, partenaire du CDH dans les majorités régionales. Il faut dire que ce sont surtout les personnalités (Magnette, Prévot, Antoine, Lutgen et Di Rupo) qui ont été exposées, plus que les partis.

Un matelas d’électeurs à 6-7%

A Bruxelles, ce qui est inquiétant pour les humanistes, c’est que le baromètre montre qu’ils ont peu de perspectives de croissance à court terme. A peine un dixième des électeurs indécis pourraient voter pour eux. Dans la Région-Capitale, c’est moins que le MR, le PS, Ecolo et Défi. Cela dit, à en croire les transferts de voix, les 6-7% semblent être le matelas des électeurs fidèles. Maigre consolation.

Dans le Sud du pays, le constat est un peu moins noir puisqu’un cinquième des électeurs indécis pourrait voter pour les centristes. C’est toutefois moins qu’Ecolo, le PS et le MR.

En septembre, Benoît Lutgen et ses troupes entreprenaient un travail de dynamisation de leur communication vers l’extérieur. A en croire les chiffres, il ne porte pas encore ses fruits.

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