Le cdH souhaite que la période qui s'ouvre avec la consultation du Conseil d'Etat soit mise à profit pour faire évoluer la loi sur l'avortement.

Les centristes soutiennent la dépénalisation complète de l'IVG pour les femmes et une réduction du délai de réflexion, actuellement de 6 jours. Ils se disent également partisans d'un cadre limitant tout risque de pression sur la femme tout en permettant la prise en compte de l'avis du père et le respect de la liberté d'expression. Il est également nécessaire de mieux prendre en compte des situations difficiles après 12 semaines de grossesse, estiment-ils.

Le cdH s'oppose en revanche à l'extension du délai légal de 12 à 18 semaines, dès lors que cela permettrait une IVG sans motif médical à 5 mois, et à la dépénalisation complète des médecins qui pratiqueraient des IVG en méconnaissant la loi.

Les centristes appellent à un consensus plus large "entre l'ensemble des partis qui souhaitent faire évoluer significativement mais raisonnablement la loi".

"Ce n'est pas à coups d'exclusives fondées sur des clichés que l'on fera avancer un dossier à ce point sensible. Écoutons-nous mutuellement et essayons de converger", a conclu le parti.

Le cdH n'entend pas lier ce dossier à la constitution d'un gouvernement. "Il est évident que démocratiquement, l'heure viendra de se prononcer. En attendant, il n'apparaît pas opportun que ce dossier conditionne la mise en orbite d'un gouvernement d'action, quel qu'il soit, dont les Belges ont besoin face à la crise socio-économique majeure qui est à nos portes", a précisé le président, Maxime Prévot, sur Twitter.