Des tensions ont éclaté dans les négociations fédérales. Après une sortie très dure de Bart De Wever à l'égard de Paul Magnette et de l'Open Vld, c'est le CDH qui s'en est pris au MR. Invités sur Bel RTL et sur La Première, Maxime Prévot et Catherine Fonck ont pointé du doigt l'intérêt du parti de Georges-Louis Bouchez pour la N-VA, reprochant même aux libéraux d'être "sous sa coupe". "Côté francophone, seul le MR a des battements de cils pour la N-VA", a regretté Maxime Prévot sur les ondes de Bel RTL.

Une remarque qui n'a pas plu au MR, qui estime que le moment n'est pas bien choisi pour de tels "propos polémiques". "Quand l’heure est grave, ça ne sert à rien de rajouter de la complication", a expliqué David Clarinval (MR) à Sudinfo. Pour le vice-Premier ministre libéral, la capacité de son parti de discuter avec tout le monde (sauf le Vlaams Belang et le PTB) est un atout que le MR est le seul à pouvoir se targuer d'avoir.

David Clarinval voit ce tacle envers sa formation politique comme une "stratégie" du CDH. "Du jour au lendemain, ils attaquent le MR alors qu’ils avaient décidé de travailler en interne sur une redéfinition de leur ligne", a-t-il conclu. C’est un état d’esprit que je regrette…"

Des accrochages qui risquent de compliquer encore un peu plus la mission d'information qui a été confiée ce mardi 2 décembre à Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V). Les deux hommes se sont toutefois dits positifs à l'entame des discussions avec les différentes formations autour de la table. "Il devrait être envisageable d'arrêter un ou plusieurs formats de coalition possible", a même estimé le président du MR.