Le PTB (opposition) a proposé d'immédiatement réduire de moitié les dotations aux partis. L'affaire concernant la députée flamande Sihame El Kaouakibi (Open Vld), dont l'ASBL anversoise de danse urbaine Let's Go Urban est soupçonnée de malversations financières, a relancé au nord du pays le débat sur le financement des partis politiques.

Sur le plateau de la VRT, le PTB a d'emblée proposé de diviser par deux les dotations aux partis et de passer d'une somme annuelle totale de 72 millions d'euros à 36 millions d'euros. "Les partis belges reçoivent quatre fois plus d'argent que les Néerlandais", a relevé le député Raoul Hedebouw.

Dans la majorité, le CD&V et Groen n'ont pas commenté l'idée de diviser ces dotations par deux. Mais tant les chrétiens-démocrates que les verts ont dit vouloir examiner le dispositif de plus près et réduire le financement actuel des partis.

Dans la foulée, le député Groen Wouter De Vriendt a formulé une autre proposition. Il souhaite "limiter" les dépenses des partis sur les réseaux sociaux. "Ces dépenses ne sont pas réglementées actuellement. Les partis dépensent des millions pour de la propagande et aussi des 'discours de haine'. Régulons cela", a-t-il fait valoir. Le Vlaams Belang, le parti dépensant les sommes les plus importantes sur les réseaux sociaux, a rejeté cette piste. Selon le chef de groupe de l'extrême droite au parlement flamand Chris Janssens, M. De Vriendt est "jaloux du succès du Vlaams Belang sur les réseaux sociaux".

Une proposition de loi visant à "interdire la publicité commerciale à des fins de propagande politique dans les médias" a également été déposée par le PS. Celle-ci n'a pas encore été examinée à la Chambre.