Le CD&V ne montera pas dans un gouvernement fédéral qui revient sur les acquis du précédent, notamment concernant le relèvement de l'âge de la retraite à 67 ans, affirme samedi la vice-présidente de l'exécutif flamand Hilde Crevits dans les colonnes de Het Belang van Limburg. Le ministre Pieter De Crem avait déjà indiqué vendredi que cette éventualité n'était pas discutable. Les deux principaux partis de chaque côté de la frontière linguistique, à savoir le PS et la N-VA, doivent se parler, répète Hilde Crevits. "Nous risquons sinon d'avoir un gouvernement où les Flamands seront minoritaires."

Ce n'est pas au CD&V de se prononcer, ajoute-t-elle. "Nous ne monterons dans un gouvernement que si nous pouvons faire une différence qui a du sens. Il serait terrible de revenir en arrière. Il ne nous serait pas possible de collaborer à un projet qui revient sur des réformes telles que l'âge de la pension."

La vice-ministre-présidente flamande réclame également du respect pour son parti concernant les discussions au parlement fédéral, où l'on palabre depuis des semaines sur la question de l'assouplissement des règles encadrant l'avortement et l'euthanasie.